[TEST] Snowboard WEDZE Endzone 500 JIB par Luc DB.

Sortir de sa zone de confort peut parfois se révéler plus satisfaisant que prévu ! Habitué aux boards freeride/ carving, je me suis essayé une petite bombe de vivacité prévue pour un programme radicalement différent du mien.

La Endzone 500 JIB est, comme son nom l’indique une board freestyle plutôt typée JIB, mais aussi flat.

Hein ? Quoi ?

Le JIB est une variante du freestyle qui se pratique sur les pistes, mais pas que ! Il comporte les bases de cette discipline, couplées aux grinds, rides sur tous types de surface et d’environnement : barrières, modules, murs, éléments urbains … et bien d’autres. C’est une façon pour certains d’évoluer et de s’entraîner en dehors des stations, sur un parking, entre deux immeubles voire même en bas de chez soi. A noter que quelques courageux pratiquent même sans présence de neige.

Le flat quand à lui est une des pratiques du freestyle, réalisée sur du plat (comme le désigne sa traduction venant de l’anglais). Elle consiste à effectuer des enchaînements de rotations, de grabs et de press (connus aussi sous le nom de manual), le tout à basse vitesse. Chaque rider a son style et met « sa patte » pour se démarquer et créer ainsi de nouveaux tricks.

Concernant sa construction, on est sur un modèle twin-tip souple (flexion et torsion), ce qui permet de bien la contrôler, mais surtout de bien la déformer. Son cambre multiple (plat entre les pieds avec un gros double rocker avant/ arrière) facilite grandement les rotations et la maniabilité à faible allure, au détriment de la stabilité. Il permet également d’avoir une portance importante en poudreuse, et ce, sans forcer sur la jambe arrière ; contrairement à un cambre classique plus difficile à amener.

C’est une board jouet, créée pour s’amuser sur tout ce que vous pourrez trouver comme surface de jeu, comme le dit Philippe Tiercin, chef de produit snowboard WEDZE :

La Endzone 500 Jib est notre planche la plus joueuse dans la gamme. Nous l’avons voulu facile à prendre en main mais aussi une board de freestyle : joueuse, maniable, amusante …
Nous aimons beaucoup cette planche mais l’essentiel est qu’elle vous plaise à vous !

Elle peut convenir autant à un débutant grâce à sa facilité pour tourner et à sa souplesse qui pardonne bien les fautes de carres, qu’à un rider expert qui cherche une board chewing gum à déformer dans tous les sens pour ses FS nose press sur modules.

Quelques chiffres pour les plus curieux : (taille 151 cm)

  • Largeur avant : 292 mm. Centre : 250mm. Arrière : 292 mm
  • Rayon de courbe : 7,9m
  • Setback : 0 mm
  • Nombre d’inserts : 10 + 10 (séparés de 20 mm chacun)
  • Stance recommandé : 55,5 cm

Elle est disponible planche nue ou pack Illusion 400, en tailles 146, 151, 156W.

L’avis de Luc :

Je suis donc parti testé ce pack Endzone JIB en taille 151 cm (pour mon 1.m75 / 68 kg) à Isola 2000 en début de saison. Journée ensoleillée, visibilité excellente, neige bien damée issue majoritairement de canons. Pas très grave vous me direz, pour une board à tricks comme celle-ci.

Pour tout vous dire, j’ai toujours utilisé des planches assez rigides depuis que j’ai commencé (merci au vendeur farfelu d’un magasin bien connu d’occasion de matos de ski, qui m’avait « conseillé » un pro model Jeremy Jones, encore chez Forum à l’époque, pour débuter dans la discipline). Après avoir fait mes marques sur une barre à mine comme celle-ci, tout me parait relativement souple sous les pieds.

La première descente où j’ai chaussé la Endzone JIB, j’étais assez dérouté. Familier avec le cambre classique, j’avais là sous les boots un cambre plat avec le plus gros double rocker essayé jusqu’à présent. Il m’a bien fallu une bonne descente pour comprendre le fonctionnement. Ça tourne tout seul, c’est normal ?

Deuxième descente, on rechausse, et là … kiff total ! C’est hyper joueur ! C’est souple à souhait ! On se retrouve à faire la toupie sur le bord de piste avec une facilité déconcertante. C’est un régal sous les pieds, même pour moi qui ne pratique pas le freestyle. Elle passe de partout, tourne très court, et se laisse manier aux doigts (de pied) et à l’œil. On se surprend à envoyer des tail press à chaque arrivée des remontées mécaniques.

La vitesse, j’aime quand même ça, il fallait que j’essaie au moins un schuss, même sur cette bombinette. Alors ça ne décroche pas, mais ce n’est pas très stable pour autant. On sent que la board « serpente » un peu. Elle flotte, tapote un peu le front neigeux et manque de relance en sortie de courbe quand on carve, ce n’est clairement pas sa tasse de thé. Tant mieux, elle n’a pas été faite pour ça !

De retour à son programme de prédilection, sur des passages ponctuels aux modules du Family Park, elle est plaisante à rider. Elle pardonne beaucoup et permet de replaquer facilement : on se rend vraiment compte de la puissance du double rocker. Pas physique pour un sous, j’ai passé une super journée à découvrir quelque chose que je ne connaissais pas du tout. J’ai adapté mon style (et ma vitesse) à la planche, et j’ai pu profiter pleinement de largeur de la piste à tenter des tricks. Un vrai régal.

Je pense sincèrement qu’elle pourrait devenir une seconde planche lorsque l’enneigement n’est pas top, ou lorsque j’ai juste envie de rider cool ! Surtout qu’elle est disponible en planche nue.

  • Accessibilité & confort : 4/5
  • Aptitudes piste : 3/5
  • Aptitudes hors-piste : 2/5
  • Aptitudes freestyle : 5/5

Note générale : 8 / 10

Retrouvez-là ICI

PS : ce n’est pas moi sur la photo, j’ai oublié d’en prendre tellement j’étais en kiff :’)

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